2025 : Une Valse à mille temps !
Notre Assemblée Générale Ordinaire 2026 portant sur l’exercice 2025 s’est déroulée le 21 avril 2026. Vous trouverez ci-dessous le lien pour télécharger notre Rapport d’Activité 2025.
En préambule à la lecture de ce dernier, nous vous présentons ci-dessous le vécu et le regard que nous portons sur cette année 2025 qui fût particulière au regard du contexte dans lequel elle s’est déroulée.
Si nous devions résumer l’année 2025, nous garderions cette image : une valse à mille temps !
Une année qui accélère, qui ralentit, qui repart. Une année où les repères ont parfois vacillé, où les décisions publiques ont évolué vite, parfois trop vite. Une année où il a fallu s’adapter, encore et encore.
Mais si nous avons tenu ce n’est pas seulement grâce aux dispositifs ou aux réformes. Nous avons tenu grâce aux femmes et aux hommes qui font vivre Antenne : Nos professionnels et nos bénévoles. Celles et ceux qui, malgré le flou, malgré les incertitudes, ont continué à préserver ce qui fait le cœur de notre métier : le lien humain.
Oui, les pouvoirs publics nous ont soutenus.
Et oui, ce soutien doit encore s’affermir.
En 2025, nous avons pu compter sur les services de l’État (Préfecture du Bas-Rhin, DDETS du Bas-Rhin, SPIP), sur la Collectivité Européenne d’Alsace, sur la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg, sur le Fonds Social Européen. Ils ont été présents, ils ont accompagné les transformations, ils ont soutenu les nouveaux dispositifs.
Mais ce soutien n’a pas toujours suffi. Certaines décisions ont été tardives, certains financements trop fragiles, certaines orientations trop floues. Et ce manque de stabilité a pesé lourdement sur nos équipes.
Nous ne sommes pas dans la critique. Nous sommes dans le réel. Et le réel, c’est que nos professionnels ont dû compenser les zones d’ombre pour que les personnes accompagnées ne subissent pas les conséquences de ces incertitudes.
Et pourtant, malgré tout, les résultats sont là.
En 2025 :
- 654 personnes ont accédé à un logement ou à un emploi,
- des familles ont quitté l’hébergement d’urgence hôtelier pour des dispositifs plus adaptés,
- des cours de FLE, FLI, alphabétisation qui manquent cruellement sur le territoire ont été maintenus dans nos dispositifs,
- des centaines de personnes ont été accueillies, écoutées, accompagnées ou orientées.
Ces résultats ne sont pas le fruit d’un système parfaitement huilé. Ils sont le fruit d’un engagement professionnel exceptionnel et d’un bénévolat fidèle et précieux.
2025, c’est aussi une année où les limites du système sont apparues.
La fermeture du Service Aménagement de Peine en est l’exemple le plus marquant. Un service historique, reconnu, utile, qui disparaît non pas par choix, mais par épuisement d’un modèle de financement devenu intenable. Cette fermeture pose une question que nous devons continuer à porter ensemble : Quelle place notre société veut-elle accorder à la réinsertion des personnes placées sous main de justice et au-delà aux personnes vulnérables en situation de grande précarité ?
Et 2025, ce sont aussi des moments d’humanité
Les fêtes, les sorties, les temps conviviaux avec les personnes accueillies et accompagnées. Ces moments ne sont pas accessoires. Ils sont essentiels. Ils rappellent que, malgré les contraintes, nos équipes ont continué à créer du lien, à redonner de la dignité, à offrir des espaces de normalité.
Alors oui, 2025 fut une valse à mille temps.
Mais nous avons tenu la mesure. Ensemble. Grâce au soutien des pouvoirs publics, grâce à la confiance des partenaires, mais surtout grâce à la force des professionnels et des bénévoles. Et si nous avons tenu, c’est parce que nous partageons une conviction commune : L’Homme est la mesure de toute chose.
Dès lors, 2026 doit être une année de stabilité, de clarté et de courage partagé
Nous avons besoin de visibilité. Nous avons besoin de financements adaptés. Nous avons besoin de politiques publiques lisibles.
Nous avons besoin de poursuivre ce dialogue exigeant mais constructif avec les services de l’État, de la CeA, de la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg, et du Fonds Social Européen.
Nous sommes prêts à continuer. Prêts à aller plus loin. Prêts à relever les défis qui viennent.
Mais pour y parvenir, nous avons besoin que cette valse à mille temps laisse place à un mouvement plus lisible, plus solide, plus ambitieux. Un mouvement qui donne de la force à nos équipes, qui sécurise nos actions, qui clarifie nos marges de manœuvre. Un mouvement qui nous permette d’agir pleinement, sans perdre d’énergie à naviguer dans l’incertitude.
Ce que nous voulons pour 2026, c’est clair : un cap assumé, une volonté partagée, et des moyens à la hauteur des enjeux humains que nous portons. Nous avons les compétences. Nous avons l’expérience. Nous avons l’engagement. Et nous avons, autour de nous, des partenaires capables de transformer les intentions en réalités.
Alors avançons avec détermination. Osons des choix courageux. Construisons des réponses qui protègent vraiment. Et faisons de 2026 une année où l’action sociale ne subit plus le contexte, mais le transforme.